Garou !
Sombre créature tu te terres dans ton trou, terrier sans fond où nul humain ne peut pénétrer.
Tes yeux flamboient, deux perles de feu, deux joyaux incandescents,
Doux brasier qui s'éveille dès que la lumière le croise,dès que la lumière s'y cache, dès que la lumière le touche.
Que fais-tu beau félin allongé dans la lumière de la lune, courtisant ses rayons argentés ?
Tu m'observes, refusant ma main, fuyant mes caresses,
Toi, descendant des grands fauves, lointain cousin du roi des animaux.
Pourtant dès que tu ne me voies pas, tu m'appelles,
Tu pousses ton cri guttural petite panthére,
Extraordinaire mugissement qui résonne de pièce en pièce,
Inquiétant bruit qui ne te sied pas,
Toi si petite, si douce créature.
Mais dès que le soir vient tu es là,tu t'approches de moi,
Moi, proie de tes éternels ronrons,
Et alors le Garou se tait pour s'endormir paisiblement, doucement,au chaud, contre moi.